Un à un les coupe-feux mis en place pour arrêter la propagation de l’incendie qui ravage la planète financière ont été emportés. Au printemps 2008, Henri Paulson, ministre américain de l’économie, pensait que la seule évocation du soutien de l'Etat aux géants du prêt hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae suffirait : « L'avantage quand vous avez un bazooka et que les gens le savent, c'est que vous n'avez pas besoin d'en faire usage ». Depuis il a dû se servir de son bazooka en nationalisant Freddie Mac et Fannie Mae. Et cela n’a pas suffi. Après avoir annoncé qu’il n’interviendrait pas davantage, l’Etat américain a pris à sa charge le sauvetage de plus d’une dizaine d’institutions financières parmi les plus importantes et les plus prestigieuses de Wall Street.
Vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 septembre, PRS participait pour la 4ème année consécutive à la Fête de l'Humanité. Notre stand était placé sous le signe de la réinvention de la gauche et de la défense de la laïcité ( télécharger ici le programme complet des activités de notre stand).
Visionnez dès maintenant les vidéos de la conférence-débat sur le thème " Refuser le choc des civilisations" avec Jean-Luc Mélenchon, président de PRS et Pierre Laurent, directeur de la rédaction de l'Humanité.
Parcourez le diaporama de la fête avec, entre autres, le spectacle de théâtre de rue de nos commandos culturels sur le choc des civilisations, joué régulièrement devant notre stand, le banquet de la fraternité, la chorale "Les Barbus de la Salmouille" et leurs chants marins révolutionnaires, les ateliers de lecture sur la casse du droit du travail et sur le grand marché transatlantique, le débat "Comment réinventer la gauche ?" avec la nouvelle génération communiste, ou encore l' exposition sur la laïcité.
Une chance historique
Avec le dépôt mardi dernier des motions d’orientation soumises au vote des militants, le Congrès du Parti socialiste entre dans sa phase décisive. Bientôt ce sera le tour des Verts, du PCF, du NPA. En neuf mois, du PRG en mai dernier au NPA en janvier prochain, toute la gauche aura tenu Congrès. Elle l’aura fait dans un moment qu’elle n’avait pas prévu : une crise du capitalisme d’une ampleur jamais vue depuis plusieurs décennies. Ce contexte inouï commande tout le reste. Il change le sens de tous nos débats. Il oblige la gauche à parler pour le plus grand nombre, pour la masse désemparée qui subit les coups de la crise et ne peut attendre à l’abri d’un mandat local l’alternance de 2012. Il ramène sur la table parfois encombrée de pinaillages abscons la rude controverse sur ce que la déclaration de principes du PS appelle pudiquement le « rapport critique au capitalisme ». Bref il force à aller à l’essentiel.
Les lois "modernisation du marché du travail" & "temps de travail et dialogue social" ou la casse des droits des salariés
En 2008, le droit du travail a été profondément modifié à trois reprises: la recodification du Code du travail, la «
Loi modernisation du marché du travail» (LMMT) et enfin, la «
Loi démocratie sociale et temps de travail » (LDSTT). Objectifs officiels: travailler plus pour gagner plus, améliorer le pouvoir d’achat des français et réduire le chômage par la flexibilité. Pour mémoire, souvenons-nous que Nicolas Sarkozy écrivait dans Ensemble, tout devient possible : « je veux être le Président du pouvoir d’achat. Pour cela, je permettrai d’abord à ceux qui le veulent de travailler plus pour gagner plus »(p.8) et qu’il déclarait au congrès de l’UMP (le 14/01/07) « quand les entreprises savent qu’elles pourront licencier […] elles embauchent ». Le gouvernement prétend que ces deux lois sont « équilibrées » : les français travailleront plus… mais gagneront plus. Ils subiront plus de flexibilité… mais auront en retour plus de sécurité. Qu’en est-il réellement? Pour le savoir lisez notre atelier de lecture sur la casse des
Droits des salariés.
« Personne n’a vu venir l’intensité et l’ampleur de cette crise. (…) Personne ne sait véritablement ce qui va se passer » (Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée à «Dimanche soir politique»)
A un an des législatives de 2009, la grande coalition s’effondre en Bavière. Les conservateurs (CSU-CDU) perdent du terrain comme jamais, ce qui compromet leur réserve de voix habituelle pour les élections générales. Les sociaux-démocrates (SPD) n’en profitent pas puisqu’ils atteignent leur plus-bas historique. En revanche, les petits partis de droite et de gauche, dont Die Linke, font leurs meilleurs scores dans ce bastion de la CSU.