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Dernière semaine avant le 4
« Un mauvais moment à passer ». C’est ainsi que plusieurs dirigeants socialistes définissent le vote que les parlementaires réunis en Congrès à Versailles auront à faire le 4 février prochain. Après, « nous pourrons passer à autre chose » espèrent-ils. Quel cynisme sur une question qui engage à ce point l’intérêt du pays et l’avenir du continent ! Mais aussi quelle illusion ! Comment croire qu’il s’agit là d’un vote de circonstance dont les effets pourraient être limités ? S’il était adopté, le traité de Lisbonne s’imposerait demain sans recours possible à notre pays. Il produirait ses effets dans un nombre considérable de politiques. Il suffirait dès lors que les Français réalisent qu’on leur applique sans leur avoir demandé leur avis les dispositions qu’ils ont rejetées en mai 2005 par référendum pour qu’un vote malheureux le 4 février revienne comme un boomerang.
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