Auteur : François Delapierre
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Retour d'Irlande
Pur hasard de calendrier, la campagne irlandaise du « non » de gauche réunissait ses correspondants à l’échelle nationale la veille du déplacement de Nicolas Sarkozy à Dublin. Cela tombait plutôt bien sur un plan pratique puisque les amis irlandais du « non » de gauche tenaient beaucoup à ce que je participe à ces deux événements. Je n’aurais donc pas à choisir. Mais cela tombait surtout politiquement à pic. La volonté affichée par Sarkozy de refaire voter les Irlandais soulignait en effet l’importance de la campagne pour le respect du « non » irlandais préparée par les responsables du CAEUC (Campaign Against the EU Constitution).
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Obama : pas d'angélisme !
On entend souvent dire en réponse à notre refus d'un grand marché transtlantique que notre intransigeance vis-à-vis de l'Europe américaine serait compréhensible à la limite sous Bush mais n'aurait plus aucun sens si Obama était élu président en novembre prochain. Nous sommes parfois carrément accusés de paranoïa anti-américaine ! Hélas, autant les critiques qui nous sont adressées sont d'une naïveté et d'une superficialité atterrantes, autant notre point de vue est fondé sur des arguments extrêmement solides.
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Mélenchon: le non irlandais une "bonne nouvelle", doit être "respecté" (AFP)
PARIS, 13 juin 2008 (AFP) - Le sénateur PS, Jean-Luc Mélenchon, a affirmé vendredi à l'AFP que le non irlandais attendu au traité européen de Lisbonne est "une très bonne nouvelle" et a appelé à un "nouveau combat" pour faire respecter ce vote.
Lire la dépêche AFP
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Après la France et les Pays Bas, l’Irlande a dit non !
Les Irlandais viennent de rejeter par référendum à une très large majorité le traité de Lisbonne, ce soi-disant « traité simplifié » qui n’était qu’une présentation différente de l’ancien projet de Constitution européenne.
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Tract "Trois fois non" (pdf)
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Référendum irlandais: l'internationale européenne du "non"
DUBLIN - Ils s'appellent Lony, François ou Siegfried. Allemand, Français ou Autrichien, ils n'ont pas pu dire "non" chez eux au traité de Lisbonne. Alors ils sont venus donner un coup de pouce à leurs collègues en Irlande, seul pays des 27 à se prononcer par un vote populaire.
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Auteur : François Delapierre
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Vendredi : et si le « non » gagnait ?
L’événement du jour, c’est le sondage de l’Irish Times, principal journal du pays, qui annonce pour la première fois le « non » gagnant. Ce qui frappe chacun est l’ampleur du basculement par rapport à la précédente enquête : 5 points de moins pour le « oui » et 17 points de plus pour le « non » ! Le oui serait-il en train de perdre la partie ?
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Auteur : François Delapierre
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Jeudi : campaigning in Cork
C’est aujourd’hui que se tient le meeting au cours duquel je dois intervenir, principal objectif de mon déplacement. Michael m’explique l’importance de cette initiative . Il s'agit de la principale réunion publique organisée par le CAEUC dans la ville de Cork. Cork est la deuxième ville d'Irlande. Il y a ici une certaine rivalité avec Dublin. Les habitants de Cork apprécient donc particulièrement le fait que des Dublinois « descendent » à Cork pour y tenir meeting. Car ils ont tendance à oublier, selon les gens de Cork, que tout ne se passe pas dans la capitale. Selon Michael, les militants sur place sont particulièrement ravis de recevoir un intervenant étranger.
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La bataille d'Irlande
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Auteur : François Delapierre
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Mercredi soir : initiation à la politique irlandaise
Ce soir je participe comme « témoin » français à un débat contradictoire sur le Traité. Celui-ci oppose l’une des deux députées européennes du Sinn Féin, Mary Lou McDonald, et un sénateur de Fine Gael, Eugene Regan. Je félicite les camarades irlandais pour avoir pris une telle initiative qui permet à des citoyens indécis (selon les sondages, ils représentent encore plus du tiers de l’électorat) de venir entendre les deux points de vue pour mieux se faire le leur.
Cette invitation me permet de découvrir les argumentaires de deux composantes très particulières du débat irlandais.
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Auteur : François Delapierre
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Mercredi 4 juin : premières impressions
Le chemin qui conduit de l’aéroport au centre-ville est à lui seul un résumé de la campagne. Accrochés aux poteaux des lampadaires, des affiches appellent partout les Irlandais au vote. Le «oui» domine très nettement. Les trois principaux partis irlandais sont de ce côté.
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Campagne irlandaise
François Delapierre était l'invité jeudi 5 juin d'un meeting de fin de campagne pour le "non" au traité de Lisbonne à Cork, la deuxième plus grande ville d'Irlande. Nos lecteurs anglophone peuvent lire le texte de son intervention.
The speech
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Irish Times : Rejection of the treaty would be greeted with "great relief" in France
Rejection of the treaty would be greeted with "great relief" in France, a member of the French Socialist Party national executive has said.
Addressing a press conference against the treaty in Dublin yesterday, François Delapierre said the French people had been "robbed of the right to vote" on the treaty.
"It is you, the Irish people, who will be giving all the people of Europe a chance to get a better treaty if the result is No.
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Retour sur le lancement de la campagne du non de gauche en Irlande
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Auteur : François Delapierre
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Dimanche à Cottbus
Le Congrès continue inlassablement ses votes. Je me demande s’il subsiste une instance du parti dont les membres ne sont pas élus individuellement et directement par les délégués ! Je profite de ce long moment où je n’ai pas besoin de suivre les interventions pour rassembler mes idées. Dans quelques heures, je serai de retour en France. Que retirer de ce séjour à Cottbus qui éclaire la situation politique dans mon propre pays ?
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La pauvreté explose en Allemagne
L’Allemagne, pays le plus riche d’Europe, est en train de découvrir avec stupeur l’ampleur d’une pauvreté de masse dont elle se croyait à l’abri. Un rapport officiel vient en effet de révéler que le nombre de pauvres a explosé depuis 1990, le chiffre passant de 12% à 17,3% de la population. Ce sont quelques 7 millions d’habitant qui vivent aujourd’hui de l’aide sociale minimale. Ces statistiques ont pris un tour particulièrement choquant aux yeux des Allemands avec le phénomène des enfants pauvres estimés à 2,5 millions.
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Auteur : François Delapierre
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Auteur : François Delapierre
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Entre les lignes
Ce lundi, Libération consacre un article à plusieurs manifestations de Chinois en défense de leur pays. Il signale que Pékin a exigé des excuses de la chaîne américaine CNN après des remarques "jugées offensantes" d'un de ses commentateurs "qui avait qualifié les exportations chinoises de 'camelote avec de la peinture au plomb'". Mais en réalité la journaliste ne cite qu'une toute petite partie des propos du chroniqueur de CNN, un dénommé Cafferty, et n'en reprend que les éléments les plus anodins. Car entre autres choses, Cafferty a déclaré à l'antenne que les Chinois d'aujourd'hui n'avaient pas cessé d'être "la même bande de casseurs et de voyous que pendant ces cinquante dernières années". Cet "oubli" occulte la montée des discours anti-chinois aux Etats-Unis. Celle-ci doit pourtant être prise très au sérieux si l'on veut faire une analyse raisonnée des enjeux de la tension créée actuellement avec la Chine.
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Auteur : François Delapierre
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Une tragédie italienne
Un désastre. La gauche italienne a été écrasée par Berlusconi. A l'heure de notre bouclage, les résultats quasi définitifs donnés par le ministère de l'intérieur sont hélas sans appel. Au Sénat comme à la Chambre des députés, la coalition de droite obtient 47 % des voix contre 38 % à celle du Parti Démocrate. Une avance de 10 points ! Dès lors la droite obtient la majorité absolue dans les deux chambres, ce dont beaucoup doutaient à la veille du vote. Berlusconi, premier chef de gouvernement italien à avoir fait un mandat entier, est placé pour cinq ans à la tête du pays. Avec la xénophobe Ligue du Nord qui double son score au sein de la coalition majoritaire.
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Auteur : François Delapierre
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Les fauteurs de guerre
Kouchner nous sert un conte de fées. « Il ne faut pas prendre au tragique » la déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo, « ce n’est pas une défaite pour la Serbie ». « Souhaitons bonne chance au Kosovo » car « on verra bien ce que ça va donner » (sic). L’irresponsable lâche tout de même que la réconciliation entre serbes et kosovars prendrait « plusieurs générations ». Hélas la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo suite à une déclaration unilatérale est un grave précédent pour la paix dans le monde et un encouragement à de nouveaux conflits sur la planète.
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Auteur : François Delapierre
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Le souffle du krach
La presse aura fait de la présence de Dominique Strauss-Kahn à un forum du Parti socialiste l’événement central du week-end. Mais le plus étonnant en la matière n’est franchement pas que soit confirmé l’intérêt de DSK pour le PS. Ce qui est proprement sidérant est que le président du Fonds Monétaire International ait eu du temps disponible ce dimanche, en pleine crise financière mondiale. Les déambulations dominicales en plein krach mondial du patron d’une institution créée pour que le monde ne revive jamais la crise du 29 se révèlent symboliques de l’impuissance des instances dirigeantes de la mondialisation financière.
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